Attaque de militaires à la mosquée de Valence : le suspect renvoyé devant les Assises de la Drôme - Mi2 Avocats

Attaque de militaires à la mosquée de Valence : le suspect renvoyé devant les Assises de la Drôme

Attaque de militaires à la mosquée de Valence : le suspect renvoyé devant les Assises de la Drôme
21 février 2019 pierre

Il avait foncé à plusieurs reprises sur des militaires de l’opération Sentinelle le 1er janvier 2016. Raouf El Ayeb devrait être jugé pour tentatives d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique devant les Assises de la Drôme.

Cette décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble était attendue. Ce jeudi, elle a décidé de renvoyer le suspect de l’attaque contre des militaires près de la mosquée de Valence en 2016 devant les Assises de la Drôme pour “tentatives d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique.”

Le doute subsite quant au caractère terroriste de l’attaque

La qualification terroriste n’a pas été retenue. Même si l’homme de 32 ans, originaire de Bron, dans la Rhône, avait déclaré juste après l’attaque avoir voulu tuer des militaires, même si des vidéos de propagande islamique avaient été retrouvées dans son ordinateur. Pour la chambre de l’instruction, le doute subsiste, notamment parce que le suspect est fragile psychologiquement et qu’il voulait peut-être plus se suicider plutôt que de commettre un attentat.

C’est le Canada Dry du terroriste“, a déclaré maître Thibault de Montbrial, l’avocat des quatre militaires pris pour cible ce jour-là devant la mosquée, et qui souhaitait que la qualification terroriste soit retenue. “Il a tout du terroriste, mais on nous dit qu’il ne l’est pas.

Un possible pourvoi en cassation

La chambre de l’instruction devait en fait statuer sur l’ordonnance de renvoi du suspect devant la Cour d’assises de la Drôme, puisque son avocat a fait appel de l’ordonnance du juge d’instruction chargé du dossier. Pour autant, cet arrêt de la chambre de l’instruction peut être contesté. Si c’est le cas, c’est la cour de cassation qui tranchera.

Le 1er janvier 2016, vers 15 heures, Raouf El Ayeb avait foncé à plusieurs reprises sur quatre militaires de l’opération Sentinelle, postés devant la mosquée de la Valence. Ils avaient ouvert le feu sur la voiture et touché le conducteur au bras et à la jambe.

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